Assurance emprunteur : comment bien la choisir ?

Pour la réalisation d’un projet immobilier et si vous ne disposez pas de la somme entière, vous pouvez solliciter un crédit. La banque qui décide de vous financer après étude de votre dossier, vous propose également une assurance de prêt immobilier. Celle-ci sert à vous couvrir d’un éventuel accident de la vie (invalidité, décès, chômage, etc.). En théorie, il n’est pas obligatoire de souscrire une assurance de prêt, mais dans la pratique, elle est exigée par toutes les banques pour un prêt immobilier, sauf cas exceptionnels. Depuis les lois Bourquin et Hamon, il est possible d’opter pour une assurance emprunteur autre que celle proposée par la banque qui accepte de vous financer (délégation d’assurance). Comment faire alors pour bien choisir votre assurance emprunteur ?

Comment choisir son assurance emprunteur

Image par nattanan23

Peut-on changer d’assurance de prêt immobilier ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas obligatoire d’accepter l’assurance emprunteur proposée par la banque qui finance votre projet immobilier (assurance groupe). En effet, deux lois permettent de changer d’assurance emprunteur à différents stades de votre prêt. Explications :

  • Grâce à la loi Hamon de 2014, vous avez la possibilité de changer d’assurance tout au long de la première année de votre crédit immobilier à condition que le nouveau contrat présente des garanties équivalentes.
  • La loi Bourquin de 2017 permet de changer d’assurance emprunteur tous les ans à date anniversaire du prêt en présentant là aussi un nouveau contrat à garanties équivalentes. Il faudra néanmoins respecter un délai de préavis d’au moins 2 mois.

Bon à savoir

Si votre nouveau contrat respecte la condition d’équivalence de garantie, votre banque ne peut refuser votre changement d’assurance emprunteur sous peine de recevoir une amende de 3 000€.

Comment bien choisir son assurance de crédit immobilier ?

Une assurance de prêt immobilier peut représenter jusqu’à un tiers du coût total du crédit. Il est donc important de bien la choisir et réaliser ainsi des économies non négligeables, voire diviser le coût par deux. Pour y parvenir, il est nécessaire de :

  • Comparer les coûts de l’ancien et du nouveau contrat. Calculer les cotisations en fonction du capital initial ou du capital restant dû.
  • Vérifier les frais de dossier. Généralement, l’adhésion à un nouveau contrat est facturée 20€ par emprunteur. Elle est gratuite si vous souscrivez en ligne.
  • Vérifier l’irrévocabilité des garanties. Cela signifie que même si votre situation venait à changer (problème de santé, tabagisme, changement de métier…), vous ne serez pas dans l’obligation de le déclarer à votre assureur.
  • Connaître le délai de franchise de la garantie incapacité temporaire de travail (ITT). Généralement, les délais de franchise appliqués sont de 90 jours.
  • Vérifier le taux de couverture. Il s’agit du pourcentage auquel l’assureur vous couvre. Si vous êtes deux à emprunter, la somme de vos deux taux doivent correspondre au minimum à 100%.
  • Faire attention aux exclusions de garantie. Dans le cas où vous êtes considéré comme personne à risque (pratique de sport extrême, métier à risque, maladie chronique, surpoids…), l’assurance peut vous appliquer une surprime, voire refuser de vous couvrir.

Faire appel à un courtier en assurance de prêt immobilier

Il y a encore quelques années, changer d’assurance emprunteur était compliqué. Entre la recherche d’un établissement qui vous couvre à moindre frais et l’étude des conditions du nouveau contrat afin de s’assurer qu’il soit accepté relevait du parcours du combattant. Aujourd’hui, il est possible de se faire aider par un courtier en assurance de prêt immobilier. Celui-ci recherche pour vous l’assurance emprunteur la moins chère sur le marché. Il vérifie que les garanties qu’elle propose soient bien équivalentes à celles proposées par l’assurance groupe. Il est également source de conseils. Il vous aide à choisir l’assurance la plus adaptée à votre profil (en fonction de votre état de santé, le métier que vous exercez…) et celui du co-emprunteur.